
Du 11 au 13 mai 2026, Zeebruges a accueilli pour la première fois en Belgique le programme d’échange de l’UE axé sur la sécurité. Ce programme, soutenu par les agences européennes EFCA (Agence européenne de contrôle des pêches), EMSA (Agence européenne pour la sécurité maritime) et FRONTEX (Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes), a été coordonné en Belgique par les secrétaires du Kustwacht.
Pendant trois jours intensifs, les participants internationaux ont bénéficié d’un aperçu unique de l’approche belge en matière de sécurité maritime et portuaire. L’accent a été mis sur la coopération, l’innovation et le partage d’expertise dans la lutte contre les activités illégales dans et autour du port.
L’approche de sécurité en couches du port a été présentée. Différentes mesures – allant de la sécurité physique à des systèmes de surveillance avancés – contribuent ensemble à un dispositif robuste contre, entre autres, le trafic d’êtres humains et d’autres pratiques illégales.
Une attention particulière a également été portée à la manière dont les plans de sécurité sont élaborés, évalués et contrôlés, en mettant l’accent sur des procédures et directives standardisées. Un élément clé a été la présentation de Portwatch, une initiative qui implique activement l’ensemble de la communauté portuaire dans le signalement des situations suspectes. Cette approche souligne que la sécurité est une responsabilité partagée, dans laquelle les acteurs privés et logistiques jouent aussi un rôle important.
Dans le dock Britannia, les participants ont pu observer concrètement cette approche sur le terrain. Ils ont découvert comment les réseaux de caméras sont placés de manière stratégique et comment l’intelligence artificielle aide à détecter des schémas suspects. Malgré cela, le facteur humain reste crucial : des opérateurs surveillent et interprètent les images de pas moins de 500 caméras afin d’intervenir rapidement et efficacement.
Les participants de la Guardia di Finanza italienne et de la Guardia costiera italienne ont également présenté leur fonctionnement et leur rôle au sein de leurs structures organisationnelles respectives.
Dans le contexte du Centre de coordination de la garde côtière, les partenaires du MIK (Carrefour d’information maritime) ont présenté leur coopération. Ce centre joue un rôle clé dans l’échange d’informations liées à la sécurité entre les différents partenaires de la garde côtière (Défense, DG Navigation, Douanes et Police de la navigation) et constitue un nœud important pour la connaissance de la situation maritime.
À l’aide de plusieurs cas concrets liés à la sécurité, la manière dont la coopération fonctionne dans la pratique a été illustrée, ainsi que les défis et solutions associés.
Des partenaires externes du secteur privé, dont Elia, Fluxys et Securitas, ont partagé leur vision de la sécurité. Leurs contributions ont mis en évidence l’importance de la collaboration public-privé et la nécessité de protéger au mieux les infrastructures.
Lors d’une visite approfondie du port, les participants ont découvert l’ampleur impressionnante et le dynamisme des activités logistiques. Le flux de véhicules est particulièrement remarquable : chaque année, pas moins de 2 600 000 véhicules transitent par les installations, allant de voitures neuves à des véhicules d’occasion.
Les Douanes ont donné davantage d’informations sur leurs techniques de contrôle et ont démontré un « light rummage » à bord d’un navire. L’équipage a coopéré efficacement et un chien détecteur, entraîné à repérer l’argent liquide et les drogues, a effectué un contrôle complémentaire. Bien qu’aucun élément suspect n’ait été trouvé, l’exercice a offert une image claire de la pratique quotidienne.
Par ailleurs, les inspecteurs du SPF Mobilité et Transports – DG Navigation ont réalisé un contrôle approfondi en matière de sécurité et de sûreté, en accordant une attention particulière à la documentation et au respect des réglementations internationales.